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13 mai 2014

F(r)ictions


Tendresse.
Les jours où
naïveté n’est pas signe d’ignorance.
Et ton seul souffle est jouissance.

Trembler.
Frissons de ma chair,
à l'écoute du chuchotement de ton âme.

Nudité.
Forteresse de ronronnements.
Pendule (abîmée) entre mythe et déchirement.

Désir.
Cascade de lumière lunaire,
à l'ombre d'un figuier.
Et Toi : qui que tu sois.

Sexe.
Abîme sans étoiles.
Chemin de cicatrices.

Soupir. Lui. Ivresse.

Rêve.
Tissu troué
d'une brûlure de cigarette.
Étoiles entassées dans l'abîme.

Profondeur.
Odeur qui fait rougir ma peau,
Creuse-mon-coeur.

Caresse.
Sillage paresseux
d'une main faite d'air.
Fugue allongée.

Baiser, (le).
Abandon à l'ouvert.
Mouvement de contact avec le lointain.
éros-gène.

Silence.
Le drap sert de ciel
à ceux qui sous lui, pêchent,
à la corde d'un violon.

Salive.
C'est juste un petit escargot
Qui est passé par là.

Rencontre.
L'eau coule sous le pont,
toujours en caressant ses bases.

« Je est un autre » car l'Autre est passion,
Angoisses souriantes et insomnies d'illusion.

Fluidité,
C'est l'instant qui crée les racines.
C'est l'aube qui me donne nom.

1 avril 2014

EXTASE : Être-au-monde



Les vagues arrivent.
pas petites,
elles vont nous engloutir.

Nos yeux scintillent,
on dirait des marguerites.

On n'a jamais su comment les cœurs rivent.
Où ils jettent leurs ancres de Tanzanite.
le sang commence à sentir,

et les requins toujours déchirent.
Sans autre explication métaphysique.

Le sel de la mer alourdi le vent,
et l'on comprend

Tout devenir est naufrage extatique.

Nus,
frissonnants et sévères
Un dernier soupir jeté vers la terre,
Union chamanique.

Tes rames arrachent mes tripes,
volant
dans l'air ….

ce sont les papillons apocalyptiques
de cette verte mer 
des Juments.

Corps désintégré en eau 
se révolte tout haut,
en douceur anarchique

et en chaos bizarrement toujours harmonique.

Les éparpillements de mes sentiments
explosent
dans l'extase
que m'impose
l'extérieur.

Ça pique.



8 juillet 2013

Frissons

Pleurer l'incertitude,
Les fleurs prétendent être plus colorées que la quotidienneté
et la boîte musicale prétend être plus mélancolique encore qu'hier.
Mais en réalité,
Ce n'est que l'éternité du jamais et des larmes vides.
Le silence des cris transformés en sensation et des angoisses en forme de prière.
Des envahissements qui font que la chair s’envole pour nous laisser que comme des organes sans corps.
Tu te jettes dans le gouffre, mais le gouffre se jette avec toi ! Parler de néant serait trop naïf pour quelqu’un qui pense saisir la dureté du « rien ».